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Toyota Land Cruiser LJ70 Soft top

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L’oiseau rare…

Les Toyota LJ 70 courent encore nos campagnes en grand nombre, signe de leur robustesse. Ils inaugurèrent à partir de 1985 la ligné “Light duty“ des Série 7 toujours frappée du fameux “J“ symbolisant depuis 1954 l’appartenance à la noble dynastie des Land Cruiser. Son “L“, en revanche, annonçait simplement et laconiquement une motorisation diesel 4 cylindres. Cela durera jusqu’en 1993. Mais durant ces 9 ans, le LJ fera sa petite révolution, imposant petit à petit avec succès sa silhouette d’utilitaire à chrome y compris chez ceux qui ne juraient que par leur bon vieux BJ. Il était temps, avec 35 ans de service dans les ponts de lui faire sa fête en s’offrant une petite balade au volant du phénix des hôtes de nos bois ; Le rarissime LJ 70 “Soft top !

Ha, pour une fois, ça ne se refuse pas. Effet, c’est à Chaumuzy au milieu des vignes de Champagne que nous avons rendez-vous un LJ 70. Mais nous ne sommes pas là pour une dégustation selon les règles de l’œnologie, nous sommes ici pour découvrir ce Toyota “Soft top“ importé à de très rare exemplaire.

Un illustre LJ de 1998 “Soft top“, avec seulement 80.000 Km au compteur. Une monture bien tentante. Le Toy est comme neuf, il brille de tous ses chromes, la peinture n’a pas une éraflure, la bâche pas un faux pli, le tableau de bord pas un trou et les dessous prouve une utilisation routière à 100%. En plus une bâche neuve dans son emballage d’origine. Hors de questions d’aller couvrir de boue ce qui est en passe de devenir un “collector“…Bienvenue dans le monde de l’automobile ancienne !

Le Toy “Light duty“ par excellence

Dieu sait si le mot light est à la mode par les temps qui courent. En ce qui concerne les Toyota de cette époque où apparaît la Serie7, le souci du green n’avait pas encore accouché d’une Prius, mais le light lui, annonçait l’ère du 4x4 plus loisirs avec comme cheval de bataille un confort amélioré dû à l’apparition des ressorts hélicoïdaux. Ajouter à cela une carrosserie moderne (pour les Japonais) que les chromes éloignent du look utilitaire et la possibilité de rouler toutes voiles dehors sous les sunlihgts avec une bâche, des haut de portes démontables et un pare-brise rabattable, vous tenez bien un LJ70 “Soft top“ version de base LX.

C’est exactement ce que nous sommes en train de faire avec délectation, confortablement installé. On n’a pas rabattu le pare-brise pour ne pas avoir trop de moucherons collés aux dents, mais c’est la belle vie sur les petits chemins de Champagne que Marc fréquente. Le 2,5L TD (Le 2L-T) et ses vaillants 86 Ch offre largement de quoi se faire plaisir en balade et les 18,6 m/Kg (à 2400 Tr/mn) permettent de s’aventurer tranquillement (passer en 4L) en terrain plus accidenté une fois que l’on a assimilé la taille des pneus en 205/80 R 16, l’absence de blocage de pont et bien sûr, que l’on n’aura pas oublié de positionner les moyeux avant Aisin sur “Lock“. C’est alors, avec le respect dû à ce monument de toute une époque que l’on s’amuse à l’ancienne, jouant du transfert de masse et de l’inertie plus que du pied droit en épargnant ses pare chocs chromés qui font son charme. Le LJ nous le rend bien, il passe imperturbablement ce petit châssis court juste équipé d’un glissement limité arrière, pas avare de croisements de ponts, fier de nous démontrer une aisance toute hélicoïdale dans les débattements. Une nouveauté en son jeune temps qui aura raison par la suite des réticences de bien des baroudeurs aux cuirs endurcis par des années de lames de ressorts. On lui pardonnera alors quelques faiblesses, tel un joint de culasse capricieux et des transmissions plus light, elles aussi, par rapports aux cousins “Heavy duty“, durs à cuire, que furent les HZJ.

LJ 70 découvrable, une série très limitée

Le LJ 70 arrive chez nous en 1984 en version utilitaire équipé du nouveau bloc 2,5 L (2446 cm3) diesel atmosphérique (le 2-L) de 72 Ch et 15,8 m/Kg à 2400 Tr/mn. Sa diffusion sera très limitée, car l’année suivante est prévue l’arrivée du LJ 70 équipé du même bloc plus puissant (86 Ch) grâce à l’ajout d’un turbo (le fameux 2L-T). Celui-ci offrira à la nouvelle gamme Toyota toute son ampleur proposant aussi le LJ 73 à l’empattement plus long de 30 cm (2310mm contre 2600mm).

Jusqu’en 1990, rien ne change fondamentalement. Mais, selon les besoins de chaque marché et la méthode Kaïzen si prisée des Japonais, qui consiste dans l’amélioration permanente de la production, les LJ arrivent avec bon nombre de différences, parfois minimes (rétroviseurs chromés ou noires), parfois d’importance avec par exemple le “Pack chrome“ ou “Hard top“ démontable. Une seule constante pourtant ; Les phares ronds. La version “tôlé“ utilitaire 2 ou 4 places représente 99,99% des importations pour ne laisser que peu d’espoir à ceux qui souhaitent la version découvrable qu’ils ont découverte dans les dépliants. Certains auront pourtant cette chance à force de patience.

1990 annonce une nouvelle mouture du LJ70 ou 73, les deux empattements reçoivent une version plus puissante du 4 cylindres TD, le 2L- TA (ou E, selon l’âge du capitaine du cargo qui livre les Toy), qui développe désormais 90 Ch. Si mécaniquement le principe reste identique, quelques améliorations s’imposent toujours selon les marchés et selon les versions LX ou VX. On note par exemple l’arrivée d’une commande de transfert qui devient électrique (Marché Italien), un démarreur parfois plus petit ou encore le carter de boîte manuelle 5 rapports qui change. Esthétiquement on observe de nombreuses retouches de style, mais la révolution, ce sont les phares qui passent au carré ! Un bon moyen de différencier les modèles 86-90 de ceux de 90-93. En attendant toujours peu de LJ 70 “bâché“, qui n’existe toujours pas en version 73.

Cette version ultime du LJ avait fini de convaincre la plupart des aficionados du bon vieux 6 cylindres 3,4 L (Le fameux 3B) du BJ. Enfin, avec l’arrivée en 1993 du KZJ 70 et son moteur 3,0 L, le KZ-T turbo diesel de 125 Ch, Toyota affine son produit à la grande satisfaction de tous.

De 1951 à 1984, le Land Cruiser avait conservé à quelques détails près une physionomie identique. Le LJ fut certainement un choc, celui du progrès et notre “Soft top“ si peu diffusé marque bien la fin d’une époque. Toyota n’a plus besoin de prouver que ses productions sont aussi performantes et pratiques que la Jeep américaine (fini la bâche), Toyota est depuis quelques années déjà, devenu le 3e producteur mondial d’automobile. Npus sommes bien en présence du Toy qui marque la frontière du 4x4 à l’ancienne sans fioritures (à part quelques chromes) et le 4x4 loisirs, capable aussi de (Land) cruiser sur les autoroutes.

 

 

Publié dans: Essais 4x4 et SUV

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